Arche de la Défense : 13h30.
Des prospectus pour un photographe et
pour une voiture. Les prix, exorbitants. Les sourires, un peu
crispants.
Le rendez vous en terre inconnue
commence.
Tout est absolument et définitivement
rose.
Tout est excessivement cher. Et tout le
monde sourit...excessivement.
Mais on s'en moque, nous, on est là
pour faire des repérages et pour passer un bon moment ! C'est
vrai quoi quand on y pense on est grandes maintenant ( LOL ) on a des jobs et
un mariage à préparer ! C'est pas comme si on continuait à se coucher et à se lever à pas d'heures et à s'envoyer des Bagels à 16h de l'aprem ;-) !
Les stands pour les alliances, les
châteaux de princesse, les dj, les faire-parts défilent. Il y en a
pour tous les goûts et c'est finalement assez amusant de constater
qu'il y en a autant de goûts.
Plus ou moins préparées à
l'ambiance, nous avançons gaiement et nonchalamment dans la foule,
papotant, s'extasiant, fouinant des idées, récupérant des
prospectus.
La population est diverse. Et j'en suis
plutôt surprise. Du couple beauf au couple glam, du couple amoureux
au couple froid et déjà énervé. De la meuf botoxée à 25 ans qui
essaie une robe strassée sur un stand à la vieille taupe
couincouille qui regarde de loin, n'assumant peut être pas de se
retrouver là.
On arrive à temps pour le défilé de
robes de mariés qui est bondé de telle sorte que je ne parviens
même pas à voir un modèle...Mais qu'importe celle que choisira ma
pote elle sera mieux, plus belle parce que ce sera celle de ma pot
;-) Nous constatons que la mode est au bandeau, so années 80, sympa
mais importable. Et puis nous frétillons, une fois encore, sur
Follow the river et Get lucky. Bonheur d'être
mainstream parfois au milieu de tout ce rose ;-) Puis nous trouvons
un stand de robes de mariés sublimes en dentelles. Et là minute
émerveillement et rêve. Cela correspond tout à fait à ce que nous
cherchons.
Le salon du mariage est un rendez vous
en terre inconnue pour tout le monde car le salon du mariage vend du
rêve. Aucune mariée ou presque ne se retrouve totalement et
inconditionnellement là dedans. Chacune glane des idées, rêve un
moment.
C'est une vitrine qui montre une
véritable industrie. Je pense que tout le monde peut en sortir
angoissé en se trouvant bien loin de tout ça. Non, nous ne nous
marierons pas toutes dans un châteaux. Pas forcément parce que nous
n'en avons pas toutes les moyens. Non plus banalement parce que nous
ne sommes pas toutes des princesses et que nous n'aspirons pas toutes
à l'être même l'espace d'un jour. Certaines préfèreront le calme
champêtre d'un petit village ou une salle des fêtes où tonton René
pourra entonner sa chanson au trou normand, où les ados pourront
aller picoler ou fumer des pétards en douce sur le parking. Non,
nous ne gouterons pas toutes à des cupcakes ou à des wedding cakes
parce que certaines préfèrent tout simplement les choux enrobés de
caramel qui pètent les dents. Et puis certaines n'en sont même pas au stade du couple...Alors le mariage ;-) ! Mais l'essentiel au fond c'est que
chacune trouve son bonheur. Et pour le coup, une fois ces impressions passées,
c'est ce qui ressort dans ce salon : le bonheur et l'amour.
C'est la minute gnangnan de mon post. Parce que oui, c'est beaucoup fake, oui
il y a des gens beaufs, des gens qui font le gueule mais il y a
surtout des gens qui y croient à tout ça. On s'aperçoit quand même
que ce qui flotte là, entre les stands, à travers les sourires
parfois crispés c'est l'espoir et l'amouuuuuuuuuuuuuuuur.
Et même moi, l'éternelle célibataire,
je rêve l'espace d'un instant en me disant que quelqu'un à qui je
vais pouvoir demander ce qu'il pense de la décoration de table
existe peut être ;-)
Quand nous avons commencé à écrire
ce blog, mes deux comparses et moi même, le gros point que nous
avions en commun était nos prises de tête, nos angoisses
existentielles et nos crises métaphysiques persistantes sur la vie.
Cette après midi avec Biega, j'ai pu
constater que nous avions franchi un seuil. Si si si en ce dimanche
après midi, le premier de l'automne, nous nous sommes rendues au
salon du mariage. Et surtout nous en sommes revenues non sans
interrogations – faut pas non plus pousser;-) , mais relativement
sereines et assurées je crois de ce que nous étions et de ce que
nous voulions être chacune à notre manière, à notre façon. On a
laissé le côté raison et on s'est adonné au côté fille qui aide
lui aussi à grandir quand on y reflechit.
Le salon du mariage c'est une
bonbonnière qui semble un peu fake, sur le point d'exploser,
le salon du mariage c'est aussi comme les vacances au camping, les
apéros au pâté, on ne s'en vante pas toujours, ça fait peut être
beauf, ça ne nous correspond pas tout le temps mais c'est léger,
rigolo et ça fait parti de la vie.
On s'est moqué, on a critiqué mais
pas trop quand même bien conscientes que finalement on y était
quand même à ce salon. On a aussi rêvé et on en a un peu pris
plein les yeux comme dans un concert de Lady Gaga au Stade de France
parce que, attention aux policiers du sexisme, une robe de mariée ça
laisse rarement indifférente même la plus féministe des nanas ;-)

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