mardi 12 mars 2013

Trois flocons...et c'est le marathon !

La neige, l'innocence, l'enfance...Un petit cristal tout mignon, finement ciselé évoquant la pureté, l'immaculé. Bref, la neige c'est la joie, celle qui réveille notre âme d'enfant et notre désir de bonhommes arborant fièrement une carotte à la place du nez.

Ca c'est le concept.

Et la réalité ?


Bien sûr elle diffère selon que vous êtes à Courchevel, à Dieppe ou à Paris. La neige à la montagne c'est parfait, la neige à la mer c'est cocasse, la neige à Paris... c'est l'horreur !
Paris est faite pour la pluie et sa mélancolie (il pleure dans mon coeur comme il pleut sur la ville...c'est so parisien !), pour le soleil et ses baisers sur les quais, mais franchement pas pour les batailles de boules de neige ou le ski sur la butte de Montmartre. Oui, bien sûr je suis un peu de mauvaise foi, parce que c'est tout de même joli de voir Notre Dame et la Tour Eiffel en manteau blanc. En fait c'est joli quand on n'a pas à traverser la ville, ses trottoirs glissants ou pire encore à prendre un quelconque mode de transport.

Parce que les transports sont déjà une épopée typiquement parisienne, mais par temps de neige, là ça devient inqualifiable. Attendre de longues minutes sur un quai glacial, le visage battu par des flocons qui tombent plus vite que des grains de riz frénétiquement lancés à un mariage (bon par contre ça fait moins mal ;) ), les fesses exposées au vent probablement venu du pôle Nord parce que vous refusez de porter un manteau long et les pieds gelés parce que vous résistez à la tentation Moonboot. Sauf que face à la menace blanche, tout Paris a eu la même idée que vous, se réfugier dans les transports, et a préféré les couloirs nauséabonds du métro aux routes verglacées. Les aiguillages sont gelés, les caténaires n'en font qu'à leur tête, les gens sont agacés et il neige autant dans la Gare Saint Lazare (qui a un toit je tiens à préciser) qu'aux Buttes Chaumont ! Alors il y a la bonne vieille solution, celle qui ne trompe pas : la marche à pied. Mais parcourir les trottoirs dangereusement glacés sous une tempête de neige n'est pas non plus l'idéal...

Comment faire ? Patienter, en râlant plus ou moins, avancer en jouant poliment des coudes et attendre le printemps et son lot de piques-niques. Parce qu'on critique les Parisiens mais on oublie la force et la patience qu'il faut pour résister à toutes ces tentations de violence et d'énervement. Même si on est loin du paradis blanc, je me dis que chaque jour, en n'étripant pas la moitié des gens qui me poussent et me repoussent dans les couloirs, sur les trottoirs et hors des strapontins, je la gagne cette place au Paradis !

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