dimanche 25 août 2013

Mariez-vous qu’ils disaient : « Je t'hème moi ! »



Nouvelle année, nouvelle rubrique. Un truc très à la mode en ces temps de bridezilla-mania où la future mariée prend souvent des airs d’hystérique de la pièce montée. 


Parce que oui je me marie. Bon en soi, c’est pas ouf, plein de gens se sont mariés avant moi et il y en aura des tas après moi. Sauf que moi j’en reviens pas : sans être une hystérique, des fois je me surprends à sourire béatement en me disant que dans moins d’un an maintenant, je vivrai un des plus beaux jours de ma vie. 

Niais ? Et bien oui. Parce qu’un mariage sans niaiserie ça n’existe pas. Mais en attendant le grand jour, ces moments de béatitude sont tout de même ponctués par de sacrées angoisses. L’organisation, les idées, les questions (op)pressantes. Tout ça concourt à vous transformer en une surexcitée du crépon et du papier de soie. 

Un exemple : le thème du mariage.  

Mon angoisse n°1. A peine annoncée la bonne nouvelle, on me harcèle déjà : c’est quoi le thème ? Déjà je ne comprends pas le concept…en gros je choisis une idée et je fais tout en fonction ? Si j’opte pour la mer ça veut dire qu’on se retrouve avec des poissons et des étoiles de mer partout ? Et si c’est la montagne : on fait une animation ski sur herbe, on met des combis Northface et on mange avec de charmantes marmottes en plastique en porte-couverts ? Pas possible. Pas moi. J’aime pas les marmottes et j’ai peur des fruits de mer (c’est étrange, je sais). 

Rapidement, je sens que c’est la question à esquiver et je la joue «anticonformiste », il n’y aura pas de thème.
Sauf que je ne le suis pas et mon cerveau erre à la recherche DU thème représentatif de notre couple. Je sens que je vais nous trouver une passion commune MAIS originale (et oui parce qu’en plus il faut être original) :
- la montagne ? Ok il en vient, mais je n’aime pas le ski.
- la mer : Aucun rapport avec nous sauf si on compte les étés à Rosas sous des parasols Heineken. Comme déco raffinée (bah oui quand même, j’ai quelques exigences) on a vu mieux.  
- l’Espagne ? On y a vécu, on y va souvent : sauf que la déco toros y flamencas ou rouge et jaune avec churros party pour éponger, je la sens trèèèès mal…
- la musique ? Il écoute du hard rock, moi de la varièt’ ou des musiques du monde sorties de nulle part.  C’est un sujet tabou.
- La campagne ? Il vient de la ville...

O rage, ô désespoir ! Cette histoire de thème me monte à la tête : on n’a rien en commun ! L’Homme imperturbable et flegmatique me rassure (parce que je lui dis of course !) : les thèmes c’est nul, on s’en fout, on n’a qu’à faire « nous » comme thème. Génial. Je suis vachement avancée. C’est quoi le thème nous ? Nos photos partout ? Ah bah on pourrait faire « blonds et bruns » ou « espagnols et russes ». 3e conflit mondial en perspective ou blagues lourdingues assurés. 

Je lâche le thème. En désespoir de cause, une copine me propose Marlboro, « avec tout ce que tu fumes ils pourraient même te sponsoriser ». Coool. J’adore mes copines ;). On me dit de choisir deux couleurs : oui mais ça ça m’angoisse encore plus : binaire, manichéen, rigide, voilà ce que ça évoque pour moi deux couleurs. Et puis je ne saurais même pas choisir deux couleurs. 

Nouvelle angoisse : en fait je n’ai pas de personnalité. 

J’arrête de chercher : le thème viendra ou ne viendra pas, parce que si ça continue le thème sera « dépression nerveuse ». Tant pis. 

Quelques mois plus tard, je relativise. En fait le coup du thème c’est le truc à la mode. Sauf qu’on n’a pas tous un élement qui nous caractérise genre la musique, Paris, la mer, la Provence. On a juste des envies, des idées qui se font jour petit à petit. Je pique des idées par-ci, par-là. Je mets du liberty, des fleurs des champs. Alors vous me direz thème bucolique ? Thème romantique ? Pfff, je sais pas, juste thème « Les Nounous » comme on nous surnomme déjà par chez nous. 

A suivre : Rendez-vous en terre inconnue : le Salon du Mariage (ça sent l’aventure…)

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