Réveil difficile...pourtant pas un "putain" ne sort de ma bouche...je le sens, ça ne va pas ! Tant pis, quel que soit le microbe qui m'attaque il n'aura de moi que du mépris. Cette espèce de sale petite chose me fait tousser. Qu'à cela ne tienne, de toute façon je tousse toute l'année, et un syllogisme implacable dit :
L'hiver il fait froid
Quand il fait froid les gens toussent
Donc l'hiver les gens toussent.
Sauf que ce machin prend de l'ampleur : ceux qui me voient trouvent que j'ai une sale tête, au téléphone j'ai une petite voix. Bon. Mépris, mépris, mépris : tu ne m'auras pas, pas moi ! Sauf qu'avec deux pulls et une couette, j'ai froid et que ma cage thoracique se rétracte. Je pense à Dr House...je suis peut-être un cas intéressant de lupus ou autre maladie étrange. Dans ce cas je veux être soignée par le grand Gregory House quitte à y rester ! Sauf que là j'ai vraiment mal, alors je me décide à voir un médecin (réel).
A Paris, autant vous dire que c'est une épopée. Entre ceux qui n'ont pas de place avant mars prochain (mon lupus attendra) et ceux qui prennent 70€ pour vous donner de la Vitamine C, mon coeur balance ! Je trouve finalement un rendez-vous à 10 minutes de chez moi. Sauf que dans mon état, avec mes jambes flageolantes et ma fièvre de cheval je mets 20 minutes...Là c'est sûr, la fin est proche, j'agonise ! Sauf que ni lupus, ni maladie nécessitant l'intervention de Greg House, j'ai la grippe ! Je déteste la grippe, d'une part House ne me recevra jamais pour ça, d'autre part ça se soigne "par de la Vitamine C, du Doliprane et des infusions de thym", du repos. "Et restez chez vous". En fait ça se soigne pas quoi ! Autant me retirer chez les Pères Chartreux trois jours et boire une bouteille de leur elixir à 45° tous les matins, en plus niveau "restez chez vous " y a pas mieux, le massif de la Chartreuse niveau tentations de la vie sociale c'est plutôt restreint !
Je rentre méditative : rester chez soi et se reposer, en fait ça veut dire ne rien faire ? Donc en gros mourir d'ennui...Parce que dormir toute la journée, honnêtement c'est impossible, j'ai déjà du mal à dormir la nuit. En plus de ça, comment je peux ne rien faire quand j'ai une tonne de repassage, un mémoire, des devoirs par dessus la tête et plein de livres à lire ? La colère m'emporte contre cette saleté de microbe, ou de virus (je n'ai toujours pas compris la différence si ce n'est une question d'antibiotiques non remboursés) : comment, lui, ce petit truc ridiculement minuscule et méprisable, a-t-il osé s'attaquer à MOI, moi qui ne suis jamais malade ? Je me défoule, je lui dis qu'il ne m'aura pas, que de toute façon je vais le bousiller à coup de vitamines C et de sirop au caramel (que je surdose un peu, mais c'est le seul point positif de ma grippe) ! Et pourtant il s'acharne, deux jours plus tard je suis toujours HS...mais telle la Pasionaria je vous le dis moi, vilains microbes "No pasaran!"
jeudi 31 janvier 2013
mardi 15 janvier 2013
L'art de vivre dans le RER
Dans le RER, il faut être tout fin, minuscule, pour se glisser entre les passagers arrogants et pressés.
Il faut être rapide, encore plus rapide que ces mêmes passagers pressés, pour pouvoir se jeter sur un siège vide, au pire sur un strapontin au risque de devoir se lever à la prochaine station.
Il faut être méchant, pour pouvoir s'extirper de ce même siège et du train et ne pas avoir à attendre la prochaine station et faire bêtement le chemin arrière, à pied.
Il faut être discret, si vous ne voulez pas que votre voisin lise vos SMS, regarde votre Facebook ou écoute votre appel.
Il faut être encore plus discret pour écouter la conversation de vos voisins sans qu'ils vous prennent en flagrant délit de curiosité et autres fouinasseries.
Dans le RER, il faut avoir l'esprit de groupe et râler en même temps que vos compagnons de route quand le train s'arrête brutalement entre deux stations ou quand une mamie russe menace de tirer le signal de sécurité parce qu'elle n'a pas compris comment on ouvrait les portes.
Il faut être the Sentinel pour entendre ce que vous annonce le conducteur.
Parfois aussi il faudrait être sourd pour ne pas avoir à supporter l'accordéoniste qui massacre Besame Mucho et Historia de un amor. Ou pire encore celui qui prend un horrible accent du Sud pour imiter Francis Cabrel.
Il faut avoir de l'humour quand une amie voit son sac bloqué entre les portes pendant trois stations...jusqu'à ce que le train s'ouvre du bon côté !
Dans le RER, il ne faut pas être trop habillée de peur d'avoir un choc thermique ;
Il ne faut pas non plus être claustrophobe lorsque le train, bondé, s'arrête dans un tunnel noir et y reste 20 mn toutes lumières éteintes.
Il ne faut pas avoir peur du ridicule lorsque votre visage est affreusement défiguré par la pression de la porte...
Bref, dans le RER, il faut être un aventurier, un héros des temps modernes, capable de survivre à des conditions extrêmes ! Etes-vous prêts ?
Il faut être rapide, encore plus rapide que ces mêmes passagers pressés, pour pouvoir se jeter sur un siège vide, au pire sur un strapontin au risque de devoir se lever à la prochaine station.
Il faut être méchant, pour pouvoir s'extirper de ce même siège et du train et ne pas avoir à attendre la prochaine station et faire bêtement le chemin arrière, à pied.
Il faut être discret, si vous ne voulez pas que votre voisin lise vos SMS, regarde votre Facebook ou écoute votre appel.
Il faut être encore plus discret pour écouter la conversation de vos voisins sans qu'ils vous prennent en flagrant délit de curiosité et autres fouinasseries.
Dans le RER, il faut avoir l'esprit de groupe et râler en même temps que vos compagnons de route quand le train s'arrête brutalement entre deux stations ou quand une mamie russe menace de tirer le signal de sécurité parce qu'elle n'a pas compris comment on ouvrait les portes.
Il faut être the Sentinel pour entendre ce que vous annonce le conducteur.
Parfois aussi il faudrait être sourd pour ne pas avoir à supporter l'accordéoniste qui massacre Besame Mucho et Historia de un amor. Ou pire encore celui qui prend un horrible accent du Sud pour imiter Francis Cabrel.
Il faut avoir de l'humour quand une amie voit son sac bloqué entre les portes pendant trois stations...jusqu'à ce que le train s'ouvre du bon côté !
Dans le RER, il ne faut pas être trop habillée de peur d'avoir un choc thermique ;
Il ne faut pas non plus être claustrophobe lorsque le train, bondé, s'arrête dans un tunnel noir et y reste 20 mn toutes lumières éteintes.
Il ne faut pas avoir peur du ridicule lorsque votre visage est affreusement défiguré par la pression de la porte...
Bref, dans le RER, il faut être un aventurier, un héros des temps modernes, capable de survivre à des conditions extrêmes ! Etes-vous prêts ?
mardi 1 janvier 2013
Une très grande, une très belle et une très bonne année.
Filer voir ce florilège de petites e-cartes ! Bon, moi, je suis encore à l'ancienne avec mon papier à lettre et mes timbres parce que ça me semble plus simple et parce que c'est comme ça. ;-)
Mais je dois avouer que ces e-cartes font vraiment envie.
Je pourrais les envoyer toutes à l'ensemble des gens qui partagent ma vie.
Alors, faites votre choix...Choisissez bien votre carte, et surtout son destinataire...;-)
Parce qu'en 2013, on n'a plus le temps de se tromper.
Parce que que comme disait Vincent Van Gogh, "il n'y a rien de plus réellement artistique que d'aimer les gens"...Et ça commence peut être par leur souhaiter une bonne année 2013.
http://www.mylittleparis.com/operation/ecards-mylittle/index.html
En attendant...

Mais je dois avouer que ces e-cartes font vraiment envie.
Je pourrais les envoyer toutes à l'ensemble des gens qui partagent ma vie.
Alors, faites votre choix...Choisissez bien votre carte, et surtout son destinataire...;-)
Parce qu'en 2013, on n'a plus le temps de se tromper.
Parce que que comme disait Vincent Van Gogh, "il n'y a rien de plus réellement artistique que d'aimer les gens"...Et ça commence peut être par leur souhaiter une bonne année 2013.
http://www.mylittleparis.com/operation/ecards-mylittle/index.html
En attendant...
dimanche 30 décembre 2012
C'est toi la résolution
On y arrive, à ce moment fatidique, où les gens se sentent obligés de terminer la conversation par un subtil et original "à l'année prochaine", où les mêmes gens commencent à vous interroger sur vos bonnes résolutions. Le truc, c'est que les résolutions, c'est un des plus gros mensonges de l'humanité, juste après le Père Noël et la mode vegan. D'ailleurs, pourquoi elles devraient être bonnes, mes résolutions? Moi j'ai été sage pour le Père Noël, je vais pas en plus me faire encore plus sage pour la nouvelle année, sinon on va tous mourir d'ennui. On pourrait au moins prendre des résolutions mauvaises, ou neutres. Ou alors, on pourrait appeler ça par son vrai nom, genre une liste de ce qu'on va essayer de faire, ou une démonstration de mauvaise foi, ou une tragédie existentielle. Des résolutions, ça n'a jamais rien résolu du tout, d'abord. C'est au pire un constat de ses propres limites et défauts, au mieux un changement de vie total pour une durée limitée d'un jour à deux semaines.
Je le sais, même si je décide d'aller à la gym, ça dépendra quand même de mon emploi du temps, des horaires du fitness, de la neige dehors, de ma digestion. Parce que j'ai la flemme. Les résolutions, c'est vouloir faire un pari sur soi-même en sachant qu'on part en tocard. Une grosse connerie quoi.
Parce que moi, des fois, je m'énerve. Moi-même. Et les résolutions, ça n'aide pas. Y'a comme un truc dans l'air qui te fait avoir envie d'en prendre; et tu te retrouves à passer l'après déjeuner à digérer ton foie gras et ton mille-feuille sur des sites de santé pour lutter contre le cholestérol. C'est facile, là, le ventre plein à vomir, en râlant avec ta mère sur le fait qu'on mange trop dans le monde occidental etc etc, de se dire que oui, on peut le faire, se passer de sucreries, de beurre, de fromage et de charcuterie. Le sel de la vie, quoi. On peut s'en passer. Surtout si ça peut en plus limiter nos risques d'AVC ou d'embolie parce qu'on prend une pilule du 3ème âge ou je ne sais quoi (autre demi-heure perdue sur la toile).
C'est peut-être du cynisme, c'est peut-être de la lucidité, mais à un moment il faut grandir, et arrêter de se fixer des moments de changement obligé, comme des deadlines toutes socialement imposées où là, vraiment, si on fait pas un effort, on a trop la honte. Parce que le pire, dans les résolutions, c'est qu'on a beau les appeler bonnes par convention, le gros paradoxe de la résolution c'est que si elle tient plus d'un mois, c'est anormal. Qui a entendu parler de quelqu'un qui a un jour de l'An résolu de dépenser moins et a réussi à résister aux soldes commodément placées deux semaines après? Le Nouvel An, c'est comme la célébration sordide de toutes ces résolutions ironiquement prises qui seront lâchement abandonnées à la première faiblesse, à la première galette frangipane et autres complots saisonniers contre la volonté humaine.
Alors que faire? Résister? En prendre des simples? Se renforcer et suivre vraiment ce qu'on s'est donné comme objectif? Je suis résolu à devenir le méchant, nous dit Richard III au début de la pièce éponyme de Shakespeare. Lui, il s'y tient. Et toi, t'y tiendras-tu?
Je le sais, même si je décide d'aller à la gym, ça dépendra quand même de mon emploi du temps, des horaires du fitness, de la neige dehors, de ma digestion. Parce que j'ai la flemme. Les résolutions, c'est vouloir faire un pari sur soi-même en sachant qu'on part en tocard. Une grosse connerie quoi.
Parce que moi, des fois, je m'énerve. Moi-même. Et les résolutions, ça n'aide pas. Y'a comme un truc dans l'air qui te fait avoir envie d'en prendre; et tu te retrouves à passer l'après déjeuner à digérer ton foie gras et ton mille-feuille sur des sites de santé pour lutter contre le cholestérol. C'est facile, là, le ventre plein à vomir, en râlant avec ta mère sur le fait qu'on mange trop dans le monde occidental etc etc, de se dire que oui, on peut le faire, se passer de sucreries, de beurre, de fromage et de charcuterie. Le sel de la vie, quoi. On peut s'en passer. Surtout si ça peut en plus limiter nos risques d'AVC ou d'embolie parce qu'on prend une pilule du 3ème âge ou je ne sais quoi (autre demi-heure perdue sur la toile).
C'est peut-être du cynisme, c'est peut-être de la lucidité, mais à un moment il faut grandir, et arrêter de se fixer des moments de changement obligé, comme des deadlines toutes socialement imposées où là, vraiment, si on fait pas un effort, on a trop la honte. Parce que le pire, dans les résolutions, c'est qu'on a beau les appeler bonnes par convention, le gros paradoxe de la résolution c'est que si elle tient plus d'un mois, c'est anormal. Qui a entendu parler de quelqu'un qui a un jour de l'An résolu de dépenser moins et a réussi à résister aux soldes commodément placées deux semaines après? Le Nouvel An, c'est comme la célébration sordide de toutes ces résolutions ironiquement prises qui seront lâchement abandonnées à la première faiblesse, à la première galette frangipane et autres complots saisonniers contre la volonté humaine.
Alors que faire? Résister? En prendre des simples? Se renforcer et suivre vraiment ce qu'on s'est donné comme objectif? Je suis résolu à devenir le méchant, nous dit Richard III au début de la pièce éponyme de Shakespeare. Lui, il s'y tient. Et toi, t'y tiendras-tu?
mercredi 26 décembre 2012
Noël : 1 / Babel : 0.
Je dois l'avouer. Noël a encore gagné
cette année.
Tous les ans, c'est pareil. Tous les
ans, je me dis : « Oh, non ! Par pitié, fin du sketch.
Moi, j'aime pas les fêtes » Je n'exagère pas, quelques jours
avant, je suis crevée et malade, et irascible et de mauvaise humeur. Normal quoi ? Diront les mauvaises langues ;-)
Et pourtant, tous les ans, je me retrouve heureuse et mélancolique le 26
décembre.
Car Noël, en fin de compte, c'est
surtout synonyme de bonne bouffe et de famille. Les deux choses les
plus importantes au monde.
La bonne bouffe d'abord. Oui, ça y est
nous avons toutes pris 2 kilos et encore je suis optimiste. Nos
fringues nous serrent et la culpabilité nous étreint. Mais voyons
le côté optimiste de la chose : on a consommé et ça en
temps de crise, ce n'est pas rien. On a fait des folies. Foie gras,
champagne, saumon, chocolat, allez hop un dernier pour la route !
Mais la bonne bouffe, c'est aussi
synonyme de repas animés, où tout le monde crie et personne
n'arrive à se faire entendre, où on joue son rôle, tranquille,
d'année en année dans le tableau familial.
Le rebelle, la grande gueule, celle qui
ne se lève jamais à table, le chef de famille, la maîtresse de
maison, l'éternelle étudiante, la studieuse, la calme...On oublie
les petits fours...dans le four. On se fait virer de la cuisine parce qu'on goute un peu trop souvent pour savoir s'il y a assez de sel et l'on s'engouffre beaucoup de toast en prétextant la recherche d'esthétique et de symétrie dans la présentation. ;-)On planque les cadeaux dans un coin. On est déçu ou agréablement surprise que l'on connaisse encore aussi bien nos goûts. Les discussions s'enchainent et nous font franchement rire. Des colonies au
mariage gay, de la crise à l'avenir...Tout y passe. Entre le fromage
et le dessert, entre deux chocolats et un armagnac. On est pas
d'accord. Bah, non. Bien sûr que l'on est pas d'accord. Sur le fond
et pour la forme. On râle, on taquine, on s'insurge. Question de
génération ? Mauvaise foi ? Véritable opposition ?
On s'en moque au fond. C'est vrai quoi, Noël sans désaccord en fin
de repas, sans citrate de Bétaïne, sans guirlande qui clignote, ce
n'est pas vraiment Noël.
A Noël, c'est la trêve. On oublie les
« gueguerres », les tensions, les rancoeurs, et on se
contente de se détendre et de demander des nouvelles. Alors parfois c'est pénible, ça
semble demander beaucoup d'efforts mais parfois aussi c'est vachement
cool. On retrouve des gens que l'on ne voit pas dans l'année, on
prend le temps de boire un café au soleil, on blague, on retrouve de vieux automatismes, on refait les mêmes vannes, on papote histoires de famille,
histoires à la noix, et puis histoires plus intimes.
J'ai eu un moment
difficile...Pffff...M'en parle....C'est chaud la vie. Confidence pour
confidence : ouais c'est carrément chaud la vie.
On dit souvent qu'on ne choisit pas sa
famille mais qu'on la subit. C'est vrai, on ne la choisit pas. De là
à dire qu'on la subit...Je ne pense pas. La famille fait partie d'un
de ces nombreux trucs paradoxaux dans la vie. Un truc lourd mais
essentiel, léger, sympa mais pesant. Un truc qu'il faut construire.
La famille, ce sont ces gens qui vous connaissent bien, qui ne vous
passent rien, mais qui finalement vous offrent beaucoup et surtout
qui vous aiment quand même. Bah oui, ils sont obligés.
Prenons le bon côté des choses :
en famille, pas besoin de tricher. Quel bonheur ! On peut être
horrible comme on a pu l'être pendant notre crise d'adolescence, on
nous pardonne, on nous connait, on sait qu'au fond on est gentil, va.
Alors oui, c'est vrai. On joue un rôle, on dit ou fait par convention ou par provocation ce qu'on attend de nous. Et pourtant on change, on a changé, tout le monde change et personne ne
vous voit changer. Tout le monde vous ressort de vieux dossiers mais
finalement, c'est rigolo et rassurant. Les vieux dossiers.
Dans un monde où le changement, c'est
maintenant, changeons, changeons, toute l'année durant efforçons nous de changer et de donner le change, mais continuons ces
repas de famille de Noël où tout le monde joue son rôle et a l'opinion
qu'on attend de lui.
Noël est un rituel rassurant.
Enervant, stressant mais finalement rassurant.
On a fait des cadeaux aux gens qu'on
aime. Stressé, on a cherché des trucs toujours plus originaux et
plus fous et finit par offrir des bijoux et des livres, valeurs
sures.
On est allé au ski, comme le veut la
tradition, le 24 décembre, et on a échappé aux préparatifs du
réveillon.
A Noël, presque tout est permis.
On peut ne pas bosser sans
culpabiliser.
On peut aller à la messe de minuit
pour être avec les gens qu'on aime et kiffer chanter faux « les
anges dans nos campagnes. »
On peut reprendre deux fois de la
bûche.
Et Noël gagne tous les ans.
Parce que la magie opère.
Parce que seuls les lâches partent ou
abandonnent. Les autres restent et font des efforts qui payent toujours d'une façon ou d'une autre à la fin.
Parce que dans ce monde de déracinés
avoir un chez soi, un endroit où l'on revient tous les ans et où ne
vous demande pas d'où vous êtes parce que vous êtes d'ici, c'est
vachement cool.
Parce que des gens qui se souviennent
que vos chocolats préférés sont les Pyrénéens de Lindt et qui
vous offre tous les ans un pyjama sachant très bien que vous ne
prenez jamais la peine de vous en acheter un dans l'année, c'est
touchant.
Parce que la famille, c'est sacré.
jeudi 20 décembre 2012
Ne me quitte pas...
Un jour (pas si lointain), une amie m'a dit "dans la vie il y a ceux qui partent et ceux qui restent". C'était sa pensée profonde 11403. Mais moi j'aime bien les pensées profondes : simples, efficaces et tellement vraies !
Pour les petits tracas du quotidien, il y a toujours une oreille attentive voire compatissante. Parfois même de bons conseils : "tu te demandes quel vernis mettre ? Le marron glacé, classe et glamour". "C'est l'horreur, je n'ai rien à me mettre pour cette soirée ! " "Et ta petite robe noire taille empire?" "Ah oui, je l'avais oubliée celle-là". Des petits tracas on en a beaucoup, tout autant que des mots rassurants. Pour votre fête d'anniversaire, tout le monde est okay, vient enjoué, se rue sur vos innombrables déclinaisons de cakes (à chacun sa spécialité) et repart tout aussi content.
Mais qui est là pour vous, je veux dire vraiment pour vous ? Qui reste quand une catastrophe arrive ? Qui ose vous appeler en sachant quand vous n'avez pas le concours que vous deviez avoir ? Qui prend du temps pour manger des rillettes dans le 5e un soir de déprime ? Et bien c'est simple, ceux-qui-restent. Qui en ont le courage et l'envie. Qui ont suffisamment d'amour ou d'amitié pour vous aimer même quand vous n'avez pas une bonne blague à sortir. Qui, vous voyant désespéré le jour de votre anniversaire, sonnent le branle bas de combat pour que vous souffliez quand même vos bougies. Certainement pas ceux qui, repus, s'éclipsent au mauvais moment.
Les jours où je fais le point sur ce qui compte vraiment dans ma vie, je repense à cette pensée profonde. Et là, elle ne m'a jamais parue aussi vraie : que ça aille ou non, que je sois au top ou pas, je sais qu'il y a des gens autour de moi, famille, amis, qui eux ne me quittent pas et n'ont pas l'air de vouloir me quitter à la première bourrasque. Et je peux vous dire qu'il y en a eu, qu'il y en a et qu'il y en aura encore des bourrasques...avec leur lot de pensées profondes...
mercredi 19 décembre 2012
La liste
Rassurez vous je ne vais pas vous parler de la liste au Père Noël. Déjà parce que ça a le don de m'énerver, le Père Noël, mais aussi parce qu'on a jamais les cadeaux que l'on veut, et que de toute façon, ne vous faites pas d'illusion, on ne le verra pas cette année, le Père Noël, fin du monde oblige.
A nos âges, on est moins fun - juste sur certains points rassurez vous ;-)- et on est stressé de la vie. On vieillit -ou bien on a toujours été psychorigide?- et on fait des listes. Des listes de compétition. Des post-it de listes. D'aucun les appellent des « to do list ». Oh yeah. On organise, on planifie. On se rassure. On cloue des projets pour être sur d'arriver au moins jusque là.
Je suis la reine des listes. Des quiches et des listes, c'est bien connu. Elles sont sympas mes petites listes et puis elles me ressemblent. Elles sont pleines de paradoxes. Ma vie s'étale sur les post it.
-Rappeler mamie.
-Manucure.
-Ficher Atlande.
-Acheter du thé.
-S'occuper du dossier CAF.
-Lessive.
-Rendre livres BU.
Vous avez aussi les actions qui sont repoussées et réinscrites de liste en liste du genre :
-Ranger les cours.
-Passer l'aspirateur.
-Aller au sport.
Les trucs mignons :
-Acheter des corayas cœur ail et fines herbes pour une telle.
-Souhaiter anniversaire à un tel.
-Acheter des chocolats pour Monsieur Delgado.
Les insolites :
- Ne plus jamais rappeler ce connard.
- Penser à prendre ce p**** de parapluie.
Les préférés :
-Faire la valise.
-Penser à imprimer les billets.
-Acheter des bottes noires.
A la fin, on ose même écrire :
- Sortir la poubelle.
Pour être sur de le rayer celui-là.;-)
La période ajoute la liste de cadeaux qui ne parvient pas à s'amenuiser et à être gribouillée. Bah oui forcément, à chaque fois que je vais pour acheter un cadeau à quelqu'un je finis par me l'offrir, ce qui est en soi assez embêtant. A la fois pour mon budget mais aussi pour mon moral car la culpabilité me ronge tout de suite après et je me dis que je suis une affreuse égoïste, une mauvaise personne qui arbore tout de même un superbe collier et un super sac qui à la base, étaient destinés à ma cousine ou ma meilleure amie. Mais ce n'étaient pas tellement leur style finalement.;-)
Bref, j'aime bien mes petites listes, elles me rassurent et me ressemblent. Elle me stressent et me rappellent à l'ordre et puis quand elles me narguent, je n'ai qu'à les jeter. Si la vie pouvait parfois être aussi simple qu'un post it certains jours. Reset. Reconfiguration des montres. Hop. On la refait, on recommence. Ceci n'a jamais existé.
Je pense à cette chanson de Rose où elle fait la liste des choses qu'elle veut faire avec son amoureux. Ah c'est sur que c'est plus fun que mes listounettes à moi ! Je ne dis pas que je ne voudrais pas « m'enfermer tout le jour et écrire des mots d'amour » ou « pardonner tes erreurs » Mais je ne peux pas. Déjà je ne pardonne plus et puis je n'aime pas rester dans mon appart' car au bout d'un moment je tourne en rond. Plus sérieusement, c'est joli, ça donne envie, c'est rose et plein d'entrain mais est ce que c'est vraiment jouable ? Est ce que ce n'est pas d'autant plus énervant qu'on sait bien que ce n'est pas jouable tout ça et que ça nous entretient dans l'illusion ?
Mes listes au moins elles sont réelles. J'ai du mal à en venir à bout mais j'y arrive. La sienne, je suis vraiment sceptique. Ou très cynique alors.
Mais, bon allez, je dois avouer qu'après une salve de concours blancs destructeurs, où j'ai mal à la main à force de noircir des pages et des pages de « paradigme », de « il s'agira donc », de « Par conséquent », de « cet exemple nous révèle que », et puis un peu désespérée du love, en proie à un énième petit chagrin d'amour -cœur d'artichaut oblige-je la trouve chouette moi cette chanson qui m'énerve. Parfaite pour illustrer mon côté Mi "désabusé de la life" -Mi rêveur, Mi naïf -Mi combatif, Mi Fille -Mi Raison.
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