jeudi 1 novembre 2012

Et toi tu es déguisée en quoi ?

Je venais de me connecter sur mon ordi quand je vois que Popeline a écrit un super article sur Halloween, the Halloween américain et du coup je me dis que ce que je vais écrire sera peut-être redondant, un peu grisâtre...mais en fait ce n'est pas tellement Halloween qui me tracasse mais la question du déguisement !

Je dois l'avouer, j'ai la hantise des déguisements. Prévenue suffisamment à l'avance, je passe des semaines paniquée à l'idée de devoir trouver l'idée sympa, genre je me suis pas trop investie mais ça en jette, l'idée pas trop ridicule qui me permettrait de garder toute dignité, bref, l'Idée ! Prévenue trop tard, c'est la fin ! Je sors un vieux truc et ça se termine en non-déguisement en mode fille rabajoie (mais mieux vaut être rabajoie que ridicule, non ?). on J'ai de l'imagination pour un tas de truc mais ça...le néant, le blanc, le vide total. Je ne vois pas en quoi ou qui je pourrais me déguiser, parce qu'au fond j'aime bien être moi et que j'ai déjà des problèmes avec mes multiples moi(s) alors on va pas en rajouter ! Et puis l'idée de recroiser quelqu'un qui me dira "ah ouiiiii, tu étais la citrouille " me perturbe, me perturbe vraiment même !

Quand on se décide enfin à jouer le jeu, qu'on se présente à la soirée après avoir traversé la moitié de Paris rouge comme une tomate sous les regards moqueurs et qu'on est reçu par un "Et toi t'es déguisée en quoi ?", tout s'effondre. Le sourire gêné, on murmure "baaaah en citrouille ça se voit...non ? hein ? tu l'avais vu ?". Et non, il ne l'avait pas vu. De toute façon, garder sa dignité en étant une citrouille c'est déjà un défi, alors en plus être une citrouille réussie...C'est pareil quand ramasse les deux trois souvenirs rapportés par sa grand-mère de Séville et c'est partie pour l'Espagnole-cliché. Un jogging lâche, des baskets montantes, une casquette bleue ? C'est le racaillou. Et ça tombe à l'eau. Déjà devant la glace on le sentait, c'était pas une bonne idée... Et puis il y a les fois où on arrive non déguisée et c'est le tollé général : tu dois trouver un déguisement ! Comme à ce réveillon où le thème était la lettre E (concept que je n'avais pas bien saisi) et où je me suis retrouvée entourée d'une Européenne particulièrement réussie, d'un évêque, d'un épouvantail, d'un éléphant et...d'un elfe (mon préféré). In extremis j'ai assorti ma tenue de réveillon (très classique du reste) de deux branches d'arbuste que j'ai coincées difficilement dans mes cheveux relevés pour faire un ...Elan ! Oui c'était nul, terriblement nul mais j'étais (un peu) déguisée tout en ressemblant à moi. Pas de problème de schizophrénie pour le mois à venir !

Alors je crois que se déguiser c'est plus que de la déconne, c'est un art. L'art de lâcher, de faire parler ses différents moi, de sortir de son soi de tous les jours et de révéler sa face cachée. Le pire dans cette histoire c'est qu'un jour je devrais penser aux déguisements de mes enfants...les fée clochette, petite sirène et autres princesses hybrides, pire encore je devrais peut-être moi même, endosser le costume du père Noël et rire d'une vois grasse ! Finalement, je préfère la citrouille ;)

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