Le dimanche est un jour incertain : fin de week-end,
début de semaine ? Questions métaphysiques, programme de la semaine (quand je dis programme je pense plus à vestimentaire que scolaire d'ailleurs), organisation de soirées entre amis, c'est le jour du bilan de la semaine précédente et de la mise en place de la suivante. Retour sur une journée qui divise...
Pour certains c'est le jour de la famille, celui
où vous dégustez un succulent plat familial avec votre tribu avant de pratiquer
la traditionnelle promenade digestive dans un parc ou en forêt. Sauf que ma
famille habite loin, en tous les cas trop loin pour ce genre d’habitudes… Dans mon cas (et je ne suis pas la seule je pense...enfin j'espère), le dimanche me rappelle l'éloignement - de la famille, de la forêt et du poulet rôti - et se passe en coups de fil
pour se raconter la semaine passée et la semaine à venir, pour se dire tout
simplement que, décidément, on n’aime pas le dimanche.
J’admire ceux qui mènent leur dimanche tambour battant.
Expos, promenades, brunch, dîners se succèdent et font de cette journée un jour
sympa, un peu comme les autres sauf qu’on a le plaisir de ne pas travailler. Je
les admire moi qui peine à me lever et à passer une tenue un peu classe, à me
maquiller et me coiffer convenablement. Le partenariat domestique (pour évoquer
pudiquement la vie de couple) m’a amenée à
troquer le jogging-pyjama-chaussettes pour le chino-bensimon. L’avantage
est que l’on peut croire au choix délibéré de jouer les filles
décontractées…c’est plutôt celui de ne pas se casser la tête, d’être à l’aise
dans mes fringues et surtout dans mes chaussures après une semaine de
souffrance !
Une fois habillée encore faut-il réussir à s’extraire de son
nid douillet. Une petite balade, un ciné, une pizza, okay ça j’y arrive. Mais
sachant que le lendemain je reprends les trajets – c’est-à-dire que je renoue
avec la foule, les transports, le bruit – je trouve ça tellement bon de
pratiquer le dimanche régressif. Celui où on fait un tas de petits riens salutaires : regarder des films, lire un bon bouquin,
faire des crêpes (ce qui peut occuper une bonne partie de l’après-midi selon la
quantité), puis les manger.
Bref, loin d’être une aficionada du dimanche, je l’aménage,
je le détourne, je l’utilise comme « réserve de temps pour ce que je n’ai
pas pu faire dans la semaine » et finalement…je l’aime bien ce petit
dimanche ! Je l’aime bien parce qu’au fond je sais que ce petit sas de
décompression-recompression avant le lundi (si joliment décrit par Babel), est nécessaire pour rattaquer d’un
bon pied et me réjouir, le lendemain matin, de faire mon retour sur la scène
sociale !

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