C'est décidé je repars ! Membre assumée de la génération "éparpillée" et aventurière qui est là nôtre, je me réserve une agréable fin de vacances sous le soleil espagnol !
Mais partir c'est...prendre le train. En soi c'est bien anodin, très pratique et finalement assez rapide. Sauf que dans les faits c'est bruyant, empli d'odeurs étranges telle que celle du croque monsieur du TGV bar et surtout c'est plein de voisins ! Dans ces cas là, je me rappelle que j'ai mon permis et que si j'avais fait HEC je me lancerais sur les routes de France dans une Fiat 500 à toit ouvrant. Ou sans, parce que c'est quand même plus cher et que c'est déjà assez compliqué de regarder devant, derrière et sur les côtés.
On connaît tous les avantages du train et de sa carte 12-25 qui nous permet de voyager à prix raisonnable, surtout quand on part un mardi à 6H30 et qu'on accepte de rentrer un jeudi à minuit et demi, heure à laquelle il n'y a plus beaucoup de transports. Ah oui et surtout quand on va dans des endroits où je ne vais jamais...Bon, glissons !
Mon billet à la main, dûment composté, flanquée de Glamour, Biba et Closer, un pour chaque heure de train (si, si en lisant tout ça peut bien faire une heure de lecture chacun), je pars à la recherche d'une place pour ma valise. Ca y est, j'ai réussi à la hisser dans les rangements en hauteur sous l'oeil goguenard de jeunes trentenaires qui me proposent, une fois qu'elle est calée, de m'aider ! Ca commence bien. Et là, c'est toujours la déception ! Quand je rêve d'être à côté d'un couple de personnes âgées en pleine sieste, je me retrouve toujours à côté d'enfants. J'adore les enfants...sauf dans un train ! Le pire c'est ceux qui pleurent et pleurent et pleurent tellement qu'à la fin c'est moi qui ai envie de pleurer !
Heureusement, la SNCF a répondu aux attentes des voyageurs excédés et envisage de créer un wagon pour que toutes ces heureuses familles évoluent ensemble dans un même wagon. Je plains les parents ...et les enfants, en fait je plains tout le monde dans ce cas là, parce que rien qu'à imaginer le bruit j'ai une migraine ! Sauf que pour moi cette solution rime avec retour à des lectures plus sérieuses, longues heures de méditation sur le sens de ma vie et sur le menu de la semaine prochaine... J'ai hâte !
Alors je dis vive le wagon familles ! Et surtout ...je prie pour ne pas être, un jour, la proie des regards noirs et des raclements de gorge significatifs. Autrement dit, j'espère que je pourrai aller me cacher avec mes enfants en train de hurler parce que Doudou est tombé, parce que Papa est pas là, et parce que le père Noël existe pas vraiment, dans un de ces wagons !
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