mercredi 12 septembre 2012
Rubrique "Random Ramdam": Viens m'le dire de profil si t'es un homme.
Est-ce que nos mères ont raison? Est-ce qu'on est plus accros à notre vie virtuelle qu'à nos mecs réels? C'est à n'y plus rien comprendre: d'un côté on peut tout voir, tout vivre, tout observer sur Facebook, de l'autre on nous sert des hommes sur un plateau: http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2012/09/12/shopping-adopteunmec-com-ouvre-une-boutique-a-paris-et-met-les-hommes-en-vitrine/
Comme dirait Francis (Cabrel, pour les intimes), est-ce que ce monde est sérieux? Oui, comme les autres, je passe du temps sur Facebook. Ok, beaucoup de temps sur Facebook. Je ne le nie pas. J'ai la peur de la distance, la phobie du contact perdu. Alors je facebookise mes journées, postant une vidéo poilante sur un mur ami, un article intéressant chez quelqu'un d'autre, une photo sur ma propre cloison. Au final, c'est quand même aussi ça, Facebook, des têtes cloisonnées. C'est l'open space de l'interweb, l'étude de comment voir son voisin sans qu'il ne nous voie trop. Mais au fond ma grand-mère sait déjà ces choses-là. On ne fait que donner au virtuel ses gallons de réalité. Le Facebook "vitre sans tain" se répand, tellement opaque qu'on peut se mirer dedans. Perso je ne sais pas comment faire ce truc. Et si mon ex peut voir mon mur, parce qu'on a des voisins communs? Tant pis pour sa photo, tu t'es vu quand t'as mis ton statut? Les conversations deviennent plus directes, plus efficaces. D'autres diront qu'on y perd. On se parle plus de face mais de profil. Publicité mensongère : c'est une affaire de tête du client plutôt que de livre, cette histoire-là.
C'était court, c'était gratuit, c'était la pensée du mercredi.
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